Jeff Sharel

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Malheureusement pas toujours bien distribué, le beau premier album de Jeff Sharel a laissé le souvenir d’un musicien attiré par le jazz, la musique africaine mais aussi la deep house la plus épicurienne. Depuis, ce Grenoblois a collaboré avec d’autres fervents partisans du métissage comme Frédéric Galliano, Julien Lourau ou le flûtiste Magic Malik. On retrouve ce goût pour la fusion dans ce nouvel album à la pochette peu engageante. Ne serait-ce que dans un titre comme Dounia auquel participent Magic Malik et le chanteur Ali Boulo Santo, de l’écurie Frikiwa. Mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus réussi. Sombre, âpre et plus technoïde qu’auparavant, Resistances touche juste quand Jeff Sharel arrête de se donner une bonne conscience musicienne pour livrer sa version de la techno. Ainsi les résonances dub de Something I Know ou Calling, proche des meilleures productions Chain Reaction, font mouche. De même le final, Show your face, d’où se détache la voix somptueuse d’Astrid Suryando (éclairant également le jungelisant I Won’t Come) est une merveille de mélancolie technologique.

MEDIA

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